Après une année en dents de scie (…qui, heureusement, ne m’a pas découpé en tranches…!), je nous souhaite de prendre le temps de vivre, de continuer à écarquiller les yeux sur ce qui nous entoure (…et pas exclusivement sur nos écrans…).
Pour le reste, il suffit de jeter un oeil sur les nouvelles du monde pour constater que la marche arrière est engagée… Tout ceci en se fondant sur des idées ou des textes qui sentent odieusement la naphtaline…
Je sors d’une exposition sur les étrusques au Musée Maillol - IXe au Ier siècle avant J.-C…
C’est en visitant une telle expo que l’on se rend compte que l’équilibre des valeurs féminines et masculines prônées chez les étrusques a pris un sérieux coup dans l’aile…!

D’aucuns feraient mieux d’y réfléchir au lieu de bouter le feu à tout propos…
Encor s’il suffisait de quelques hécatombes
Pour qu’enfin tout changeât, qu’enfin tout s’arrangeât
Depuis tant de grands soirs que tant de têtes tombent
Au paradis sur terre on y serait déjà
Mais l’âge d’or sans cesse est remis aux calendes
Les dieux ont toujours soif, n’en ont jamais assez
Et de continuer à citer tonton Georges…
Ô vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres
Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
Mais de grâce, morbleu ! laissez vivre les autres !
La vie est à peu près leur seul luxe ici bas
Car, enfin, la Camarde est assez vigilante
Elle n’a pas besoin qu’on lui tienne la faux
Plus de danse macabre autour des échafauds !
Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
D’accord, mais de mort lente
Bref, si vous êtes de passage à Paris, cette expo — À noter une application iPhone qui l’accompagne — peut vous intéresser. Tant pour la beauté de certaines pièces présentées…

Ou constater que nombre d’objets fort pratiques, ici une louche en bronze, existaient déjà…

Sans oublier une certaine liberté sexuelle allant de paire avec la place de la femme dans la société étrusque. Place qui dérangeaient les Grecs comme les Romains, ces derniers finissant par abattre la dernière cité étrusque, Orvieto, en 264 avant J.-C…
Imaginez que ce fut l’inverse…
Tous mes voeux, essentiellement ceux de bonne santé…!
Non, vous ne trouverez pas ici une recette pour déplomber un fichier ePub depuis iBooks…!
Juste que je suis très agacé par les protections des ePubs surtout quand j’ai besoin de récupérer une note précise pour citation dans un billet ou dans un projet… J’ai essayé sous iPad et iPhone des solutions assez gonflantes dont l’OCR de mes copies d’écran (…tu parles d’une solution à la con…!).
Et puis, esprit de Noël, je pense aux Notes.
Mais pas dans l’iPad ou chaque note ramène immédiatement à la page où se situe cette citation (…comme un marque page en fait). Mais bien aux Notes qui s’affichent dans la version OSX d’iBooks…
En effet, si vous sélectionnez un bout de texte directement dans les pages du livre affiché dans iBooks, vous ne pouvez rien copier…
La solution est un peu plus compliquée mais assez pratique… Surlignez…!
Que vous soyez sur iPhone, iPad ou Macintosh, surlignez ce qui vous intéresse dans un ouvrage et dont vous aurez l’usage par la suite.
Comme tout est synchronisé, ces notes surlignées vont se retrouver dans les ouvrages ouverts sur votre Macintosh…

Ici un surlignage en rose pour la démonstration…
Comme vous l’avez certainement remarqué, j’ai affiché, en sus des pages du livre, le panneau des Notes à gauche…
Il vous suffit désormais de sélectionner le contenu de la citation déportée dans les Notes…

Ici en jaune…
Directement dans ce panneau…

Copiez…
Puis collez. Ici dans Byword.
Vous avez ensuite tout le loisir d’ajouter des balises Markdown et les références du texte par la suite…
Elle est pas belle la vie…?
NB : je souhaite simplement qu’Apple ne corrige pas cette option indispensable car elle permet, à tout le moins, de citer proprement et sans fautes ajoutées…
Il y a quelques siècles, quand une nuée de cendres volcaniques déboulaient, les plus chanceux avaient à peine le temps de fuir. Après coup, les rares survivants y allaient de leurs analyses sans pour autant comprendre quels étaient les phénomènes en jeu. Voire l’origine du bazar qui venait d’en faire claquer un bon paquet.
On lit ci et là des récits de ciels qui s’assombrissent soudainement, du soleil qui disparaît, de colère divine. Avec quelques siècles ou millénaires de retard, on sait que c’est tel volcan qui a relâché la vapeur ou un tsunami qui passait par là.
On sait également que l’arrivée des conquistadors, porteurs sains d’une belle brochette de maladies européennes, a provoqué une violente épidémie qui, telle une onde de choc, s’est déployée avant leur passage. À tel point que ces derniers étaient épatés (sic…!) de rencontrer si peu de résistance.
Aujourd’hui, c’est plus sympa, on est quasiment dans un remake du Dernier rivage sans avoir besoin de dépêcher un sous-marin (…relire le livre) pour aller voir qui est resté vivant.
Cette fois-ci, pas de gros nuages chargés de radioactivité (enfin, pas cette fois) mais l’équivalent d’un hexagone en surface (la taille du notre) qui dérive vers les côtés américaines après des mois de circumnavigation depuis celles du Japon. Pour le taux de radiation de l’océan , atteindre encore quelques années.
Oui, un énorme volume de débris, ceux entraînés lors du tsunami de 2010.
Et tout ceci sous l’œil des satellites qui tracent le déplacement de ces débris comme ils suivent par ailleurs les amalgames de déchets plastiques concentrés en vortex. Et qui nous proposent un suivi des déchets post tsunami sur internet.
Le plus intéressant est que ces débris n’arrivent pas seuls.
Certaines espaces marines (poissons, moules, etc.) se retrouvent entraînés et suivent leur environnement flottant sur des milliers de kilomètres. À nouveau, on se retrouve face à des espaces invasives qui, tels de nouveaux conquistadores aquatiques, vont se retrouver en confrontation directe avec les espèces locales.
Sans oublier que ces déchets pourrissent, se désagrègent sous les effets de l’exposition au soleil et nourrissent la faune marine.
Et, accessoirement, les font muter. Chouette, on va pouvoir identifier de nouvelles espèces…!
Elle n’est pas belle notre planète ?